À la veille de l’entrée en lice des Bleus : n’oublions pas Christophe Gleizes
Mardi, des millions de téléspectateurs auront les yeux tournés vers le premier match de l’équipe de France lors de la Coupe du monde.
À France Télévisions, nous couvrirons cet événement sportif majeur avec le professionnalisme qui caractérise nos rédactions.
Mais comment ne pas penser, au même moment, à notre confrère Christophe Gleizes, journaliste sportif français détenu arbitrairement dans les prisons algériennes depuis près d’un an ?
Alors que la FIFA elle-même a choisi de lui accorder une accréditation symbolique pour cette Coupe du monde, reconnaissant ainsi son statut de journaliste et affirmant sa solidarité, le traitement de cette affaire par notre entreprise continue d’interroger.
Pourquoi un journaliste sportif bénéficierait-il de moins d’attention qu’un écrivain, un reporter de guerre ou une autre figure du monde de l’information ?
La liberté de la presse ne se divise pas selon les spécialités journalistiques. Elle ne connaît ni hiérarchie ni catégories.
Lorsqu’un journaliste est privé de sa liberté pour avoir exercé son métier, c’est toute la profession qui est concernée.
À la veille du premier match des Bleus, la CFE-CGC France Télévisions appelle la direction de l’information à ne pas invisibiliser notre confrère.
Nous lui demandons de saisir cette séquence médiatique exceptionnelle pour rappeler la situation de Christophe Gleizes et affirmer publiquement le soutien de notre entreprise à l’un des nôtres.
Parce que derrière les résultats, les compétitions et les trophées, il y a aussi des femmes et des hommes qui font vivre l’information sportive.
Et parce qu’aucun journaliste ne devrait tomber dans l’oubli.
Liberté pour Christophe Gleizes.
CFE-CGC France Télévisions